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Grand Prix de l'A.C.F. de Strasbourg 1922
 
En 1922, après les nombreuses participations à diverses épreuves de courses de côte ou de vitesse, Voisin décide de "jouer dans la cours des grands", et s'inscrit en catégorie Tourisme du Grand Prix de l'Automobile Club de France.
   
16 Juillet 1922 :
l'épreuve de Tourisme du Grand Prix de l'Automobile Club de France va débuter sur le circuit de Strasbourg. Sur la ligne de départ, aux côtés des Bignan et Peugeot (il n'y a que trois marques prenant part à la course) quatre Voisin à l'allure un peu particulière. Gabriel Voisin aligne dans ce qui est sa première grande compétition des autos qui le font, évidemment, remarquer. En effet, parmi les clauses du règlement il en est une qu'il a quelque peu interprétée : la largeur de la carrosserie à la hauteur des sièges avant doit être d'un mètre et trente centimètres.
 
G. Voisin en discussion avec deux de ses pilotes.
 

Ses voitures dérivées de la série (C3 C) sont habillées d'une caisse d'une largeur de 90 cm, ce qui devrait l'empêcher de courir.

Mais voilà, l'inventif constructeur d'Issy Les Moulineaux a fait former sur les flancs de ses machines deux renflements fuselés qui portent la côte totale aux 1,30 mètres réglementaires !

D'où un gain en aérodynamique qui, lié au bon rendement des 4 litres sans soupape (120 chevaux), devrait permettre une bonne prestation lors de la course.

La Voisin de Duray et la Bignan de Gros devant les tribunes.
 
 

Et la suite lui donna raison, les Voisin raflèrent les trois premières places ainsi que la 5ème.

Au terme des 53 tours (709,140 kms) le classement s'établissait comme suit :


1er : Rougier - Voisin N° 12

2ème : Duray - Voisin N° 6

3ème : Gauderman - Voisin N° 16

4ème : Boillot - Peugeot N° 9

5ème : Piccioni - Voisin N° 17

6ème : Artault - Peugeot N° 3

Spidoléine et Malivert ne sont sans doute pas étrangers à ce classement !


Gauderman en action
 
Piccioni tente de résister aux attaques de Rougier
Rougier : vainqueur éprouvé mais heureux !
 
La cinquième place de Piccioni s'explique par un problème de pneumatique, il avait en effet mené la course, alternativement avec Rougier, pendant les deux premiers tiers de la course, et sans cet incident nul doute que le triomphe des Voisin eut été total. Bien évidemment Gabriel Voisin utilisa ce succès pour sa "réclame" et pour le "salon de l'auto" cette année là.
 
Deux vues de cette épreuve de tourisme de Strasbourg (extraites d'un film d'époque).

Sortie de la numéro 6, tirée par des chevaux !

Le départ : à droite deux Bignan à gauche deux Voisin
   

En 2006, une évocation de ces voitures de Grand Prix a été réalisée, sans en être une copie conforme, elle a fière allure...
(Illustrations : PMA et Bernard TRUCHE "Grand Prix de l'A.C.F. STRASBOURG 1922")
 

 


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